mercredi 22 novembre 2017

EN 2055


Ils se tenaient tous devant des cars, d’un haut parleur on entendit une voix :
  • Les hommes et les femmes nommés monteront dans le car qui va à Paris, les autres attendront leurs noms. Les hommes et les femmes ayant le N° 1 devront s’asseoir côte à côte, les deux etc.…
Fleur se demanda à quoi ressemblerait son futur mari, elle était assise et surveillait les hommes qui montaient. Tous paraissaient moins de 45 ans, les nouveaux traitements faisaient qu’ils n’y avaient plus de personnes âgées. Bien sûr, des gens mourraient, étaient malades mais leur apparence restait toujours jeune, ce qui fait qu’on ne savait pas si on allait tomber sur un homme réellement d’une quarantaine d’années ou de 60 ans ou plus. Dans le car ils avaient tous 65 ans et plus, ils étaient tous des retraités envoyés à différents endroits.
La nouvelle loi ne voulait plus voir de célibataires, la vie en commun était obligatoire pour s’entraider dans la vieillesse. Les couples homosexuels étaient dirigés vers d’autres cars.
Un bel homme brun vint s’asseoir près de fleur, il l’examina avec curiosité. Les couples étaient choisis par ordinateur d’après des données sur chaque personne :
  • Essayons de savoir ce que nous avons de commun, voulez-vous ?
  • J’aime Paris et je suppose que vous aussi sinon nous ne serions pas dans ce car dit Fleur. Ils rirent et elle put voir qu’il avait de belles dents.
  • Je m’appelle Olivier et je suis esthète et vous ?
  • Fleur et, j’aime aussi les belles choses comme l’art, la littérature, la musique, le théâtre. …
  • Ne cherchez pas plus loin vous avez trouvé tout ce qui nous réunissait !
  • Où habiterons-nous ?
  • Près du musée Rodin d’après mes informations, c’est un coin tranquille et pas loin des quartiers animés.
  • Avez-vous des enfants, moi j’ai un fils qui vit dans le Sud, il est de mon premier mari décédé il y a cinq ans.
  • Je suis divorcé et j’ai également un fils mais on ne se voit que 2 ou 3 fois par an mais on s’aime beaucoup.
  • Comme moi, répondit Fleur !
Quand le car arriva à Paris ils se connaissaient aussi bien que s’ils avaient vécu ensemble durant dix ans. Ils prirent leurs bagages, les meubles étaient déjà dans l’appartement qui leur était réservé et ils prirent un taxi pour rentrer. Le lieu leur sembla familier et ils ne furent pas dépaysés. Quelques jours plus tard ils savaient qu’ils étaient faits pour vivre ensemble et peu importait leur âge réel. Au bout de 18 mois ils divorcèrent car ils n’avaient pas un caractère complémentaire mais réagissaient de la même manière.
Elena 2017



lundi 20 novembre 2017

Lundi soleil

#Lundi : soleil
novembre : noir
noir :Nuit sur la Côte d'Azur,
Elena 2017

vendredi 17 novembre 2017

LES STRAUSS


La famille Strauss fut loin d’être unie comme on pourrait le croire et pourtant elle donna beaucoup de musiciens talentueux.
Johann Strauss père fut compositeur et chef d’orchestre à la cour, il joua dans divers pays et fut connu de son vivant, ses valses enchantaient le public. Il défendit à ses enfants de jouer et sa femme divorça, ainsi son fils Johann II fut également compositeur et musicien et il composa « Le beau Danube bleu » ainsi que l’opérette « La chauve souris » Le père était jaloux du succès de son fils et leurs relations ne s’améliorèrent qu’à la fin de sa vie.
Le frère Joseph composa des valses et quelques polkas mais il mourut tôt et ne fut pas très célèbre. L’autre frère Eduard composa beaucoup de valses et polkas et joua dans l’orchestre des Strauss. Son fils Johann Strauss III pris le relais. Si l’entente ne fut pas parfaite le talent des Strauss était bien réel et il continue à nous enchanter !
C’est une famille qui eut beaucoup de descendants musiciens après Bach.
Elena

mercredi 15 novembre 2017

CAMPING SAUVAGE


Nous étions dans un camp russe, j’avais 13 ans et les aînés (13 – 14 ans) partaient trois jours en montagne en camping sauvage. Nous avions deux tentes de 5 personnes chacune. Une fois montées à l’endroit où nous devions camper, une voiture du camp nous apporta la nourriture et repartit.
Nous avons escaladé une montagne, admiré le paysage, aux alentours de Grenoble, cueillies des fleurs et trouvé les garçons installés un peu plus loin.
Dans la soirée, nous avons préparé un dîner frugal, à tour de rôle nous faisions la vaisselle au ruisseau qui coulait près de la tente, nous nous y lavions également et nous allions dans le bois pour faire nos besoins.
Nous avions pris le minimum d’objets et le lendemain matin nous faisions la lessive de notre linge, nous l’avons mis à sécher sur un fil entre deux arbres. Après un coup de balai, nous sommes parties pour une grande promenade en montagne, le midi nous avons mangé des sandwiches et des fruits. Les paysages étaient fabuleux et nous les admirions, nous n’avions que des appareils photos noir et blanc à cette époque, je n’en avais pas mais sans regret.
Le plus dur était de se laver le matin ou le soir dans la rivière presque gelée, pour la vaisselle ce n’était pas facile de laver à l’eau très froide, pour économiser nous mangions à deux dans la même assiette, il n’y avait que les couverts à laver pour toutes.
Le soir nous avons rejoint les garçons, nous avons échangé nos opinions sur les randonnées, ils avaient vu d’autres endroits que nous. Nous avons parlé de la nature, des fleurs que nous ne connaissions pas et ramenions pour trouver le nom au camp.
Après notre soirée enrichissante, nous avons passé notre dernière nuit. Le lendemain nous avons tout replié, une camionnette est venue chercher nos tentes et ceux des garçons, nous sommes redescendus au camp où nous avons été reçus avec joie, chacun voulait savoir ce que nous avons vu et si notre expérience était satisfaisante.
Après, d’autres partaient quelques jours aussi, mais nous étions fiers d’avoir été les pionniers y compris les garçons.
Elena

lundi 13 novembre 2017

lundi doleil

#Lundi : soleil
novembre : noir
noir : ma grand-mère maternelle,
Elena 2017