vendredi 18 août 2017

LINDSEY STIRLING


  1. Cette jeune femme de 30 ans est un phénomène ! Elle joue du violon, merveilleusement bien, mais cela ne suffit pas elle arrive à danser en même temps. Il faut la voir au moins un fois sauter et danser tout en jouant du violon. Elle est également compositrice, elle joue du techno mais aussi du celte et même du classique : dans ce cas elle ne saute pas. Elle a un grand registre et danse avec ses deux batteurs parfois. Mon fils m'a emmené un DVD d'elle et je fus agréablement surprise, c'est « Cristalline » qui l'a fait connaître.

Elena 2017
https://www.bing.com/search?q=lindsey+stirling+youtube&form=EDGHPT&qs=HS&cvid=4a11dfba704941d9894af84a52378c09&cc=FR&setlang=fr-FR&PC=ASTS

mercredi 16 août 2017

FAMILLE


Nadia avait été une jeune femme resplendissante, invitée dans les familles les plus nobles, elle aimait sortir, danser, recevoir… Le couple avait deux enfants : Igor, le bien-aimé de sa mère et Tatiana plus aimée par le père. En 1916 le mari de Nadia mourut et elle ne sortit plus. La guerre tua Igor, jeune lieutenant.
Nadia se retrouva seule avec Tatiana, leur solitude ne les rapprocha pas, il fallut attendre la révolution et Tatiana décida de partir en Europe, elle atterrit en France.
De son côté Nadia resta en Russie, étudia pour devenir dentiste.
Pendant que Tatiana se mariait avec un bourgeois, menant une vie oisive, s’intéressant surtout au maquillage, vêtements et vie inutile de bourgeoise s a mère est devenue communiste, adhérant entièrement au nouveau régime ; oubliant la vie mondaine.

Les années passèrent tranquillement pour la mère et la fille, un jour Tatiana retrouva sa mère et une correspondance s’ensuivit. Malgré leurs désaccords politiques, elles trouvaient des sujets pouvant les réunir. Nadia n’avait plus de famille et désirait ardemment retrouver sa fille. A 80 ans les Soviétiques permirent à Nadia de rejoindre Tatiana en lui versant sa retraite en France. Le bonheur se sentait dans le courrier, Tatiana prépara la chambre de sa mère et comptait les jours pour la retrouver.
Enfin Nadia arriva en France et sa fille l’attendait à la gare avec son mari, toujours du même avis que sa femme, puis ils arrivèrent dans la belle maison bourgeoise de Tatiana qui fit visiter sa maison avec fierté. Nadia lui ramena des bijoux et tous les objets personnels qu’elle put prendre, elles avaient tellement de choses à se raconter.

Le bonheur idyllique ne dura pas longtemps entre la mère et la fille. Nadia recevait « La Pravda » journal communiste et cela gênait beaucoup sa fille, puis elle devint amie avec une femme communiste parlant le russe, voisine que sa fille avait toujours ignoré.
De son côté Tatiana refusait la cuisine russe, son mari était français, elle économisait sur le chauffage et sa mère avait froid l’hiver, elle prenait la retraite de sa mère et ne lui laissait presque rien. Il est évident que la crise devait arriver, après une longue dispute Nadia fit une demande de retour en Russie, sa fille ne l’en empêcha pas.
Le gouvernement russe refusa prétextant l’âge avancé, elle devait avoir près de 85 ans déjà.
En attendant, la mère et la fille mangeaient séparément , le mari ne s’en mêlait jamais. Elles évitaient de se voir, Nadia restait de plus en plus dans sa chambre à écouter radio Moscou ou lire « la Pravda ».

Nadia approchait 90 ans et n’en pouvait plus, elle dépérissait, l’amie Russe eut pitié d’elle et prévint la mère supérieure Directrice d’une maison de retraite Russe, celle-ci lui écrivit en lui proposant de la prendre à condition qu’elle ne lise plus « La Pravda ». Au point où elle en était, elle accepta, prit aussi le passeport des émigrés russes, dure décision. Elle se retrouva dans la maison de retraite d’anciens émigrés de la révolution, elle ne fut pas acceptée par les pensionnaires, d’un autre milieu et n’ayant pas accepté le communiste. La mère supérieure n’était pas une mauvaise femme mais ne pouvait pas devenir communiste pour lui faire plaisir.
Nadia s’éteignit de tristesse. Elle avait retrouvé sa fille pour mieux la perdre, elle avait perdu ses amis et son pays et la vie n’avait plus d’intérêt pour elle. Elle ne parla plus, ne bougea plus et s’éteignit doucement n’ayant plus rien d’humain.

Tatiana tomba malade peu de temps après la mort de sa mère, elle ne guérit pas et mourut 18 mois plus tard. Le mari ne le supporta pas et se pendit.
Elena


lundi 14 août 2017

août soleil

#août soleil
août : bleu
Un dauphin une création en graphisme.
Elena 2017





vendredi 11 août 2017

JOUKOVSKI (1783 – 1852)


Poète, écrivain, traducteur russe, critique littéraire ; il est le précurseur du romantisme russe avant l’arrivée de Pouchkine qui fut son élève et ami.
Il fut académicien et reçut de nombreuses décorations. C’est en tant que poète qu’il est le plus réputé.
Il composa l’hymne russe « Que Dieu sauve le Tsar » Il voyagea beaucoup et mourut à Baden-Baden mais il fut rapatrié en Russie. Il s’était marié mais il perdit sa femme pendant les couches d’où se poème qu’il a écrit en pensant à elle :
Tu étais douce et silencieuse ;
Ton regard triste
Disait ton âme.
Ressouvenance
Des jours qui furent !
Ce fut l’ultime
Sur notre terre.
Tu t’es soustraite
Comme un archange.
Ta tombe est douce.
Là s’illumine
Toute mémoire
De notre monde.
Là s’illumine
Toute espérance.
Astres des cieux …
Ô douce nuit
Joukovski
Elena 2017

mercredi 9 août 2017

GUIGNOL


Au jardin du Luxembourg on voyait jouer guignol. Evelyne poussait sa mère pour assister au spectacle, elle aimait suivre les aventures de guignol, riait, répondait aux questions, s’investissait complètement au spectacle. Elle avait 8 ans et elles venaient au jardin du Luxembourg depuis trois ans déjà !
Mais un jeudi, Evelyne cria à sa mère à l’entrée du jardin :
  • Il n’y a pas guignol, il est parti …
  • Attends nous allons faire le tour !
  • Non, il est parti j’en suis sûre.
Elles ne trouvèrent plus guignol. La fillette insista pour aller dans d’autres parcs m ais elles ne virent plus Guignol, il ne venait plus dans les jardins. Evelyne pleura un peu mais en grandissant elle oublia assez vite l’incident et s’intéressa à autre chose.
Quand elle vit guignol aux informations, elle était déjà adulte, mais sont cœur fit un « boum » elle fut heureuse de le retrouver après tant d’années !
Elena

lundi 7 août 2017

Août soleil

#août soleil
août : bleu
Norvège en montant vers le pôle Nord.
Elena 2017



vendredi 4 août 2017

EN BULGARIE


Pour nos premières vacances à l’étranger nous sommes allés dans une agence de voyage, une dame nous proposa une semaine en Bulgarie. Ce n’était pas loin de Varna à Albena au bord de la mer noire. Nous étions dans un hôtel tout ce qu’il y a de plus correct. C’était la première fois que nous partions sans nos enfants, ils nous manquaient un peu mais cela ne nous empêcha pas de profiter de notre voyage. Les restaurants n’étaient pas chers et nous y allions tous les jours. Ils faisaient des brochettes les meilleures qu’on aient mangés et leur yaourt n’avait rien à voir avec les yaourts au goût bulgare qu’on trouve en France, quand aux glaces on en mangeait tous les jours.
Un soir nous sommes allés dans un cabaret dansant. Au milieu du repas deux hommes nous demandèrent s’ils pouvaient s’asseoir près de nous, nous avions accepté et nous eûmes une longue conversation. Il en sortit que pour eux les Russes étaient des amis encombrants mais ils n’en dirent pas plus. Ils nous racontèrent tous les progrès que faisait leur pays « Je me demandais s’ils étaient délégués pour faire de la propagande où nous surveiller ? « 
Il y eut un slow et un des deux hommes dit en bulgare à son copain :
  • Tu crois que je peux l’inviter à danser ?
  • Non, je ne crois pas que ça plairait à son mari, attend plutôt du rock…
J’arrivais à comprendre et cela m’amusait, mais je n’eus pas l’occasion de danser avec eux car nous partîmes avant ; le temps s’était couvert et il se mit à pleuvoir, notre table était dehors.
Outre les baignades nous avons pris le bus pour aller visiter Varna qui était une charmante petite ville.
A l’hôtel il y avait surtout des gens des pays de l’Est et surtout des Russes mais je vis aussi un groupe Français dans notre hôtel. Ils ne se conduisaient pas comme il faut, souvent ils criaient, se plaignaient de tout, réclamaient ou refusaient ce qu’on leur donnait. J’avoue que mon mari et moi étions gênés car le personnel était sympathique et il n’y avait rien à dire.
Il y a eu la fameuse séance de cinéma en plein air en version russe, on y est allé un soir, on a attendu plus d’une heure en papotant puis j’ai demandé à des voisins russes qui me dirent :
  • on vient on attend puis à 22 heures on s’en va mais parfois il y a une séance de cinéma, pas tous les jours. Je les remerciai et nous partîmes mais nous ne sommes plus revenus. Je trouvai qu’ils étaient patients de venir tous les soirs et souvent pour rien ; nous on préférait admirer le coucher du soleil sur la mer assis sur le sable.
Pour revenir on nous fit passer par la Roumanie et la raison on ne la comprit pas, à part ça ce fut un beau voyage à deux !
Elena 2017
Photo de Varna et Albena (le cinéma)


mercredi 2 août 2017

JEANNE


Elle avait travaillé en usine jusqu’à 65 ans, il fallait aussi préparer à manger pour son mari et ses 3 enfants. Le week-end Jeanne rangeait, repassait, faisait les courses, elle n’avait pas une minute à elle !
Pour la retraite son mari voulut vivre à la campagne, il avait une maison qui lui venait de ses parents, dans le Berry dans un village perdu. Jeanne n’avait aucune envie de s’exiler là-bas mais son mari eut le dernier mot et elle accepta sans rien dire.
Arrivés dans le Berry, elle aida à emménager les meubles, la vaisselle et le reste…
Au moment du repas son mari demanda :
  • As-tu fait à manger Jeanne, as-tu assez de courses ?
  • Je ne ferai plus la cuisine, je prends ma retraite et si tu as faim tu prends la voiture, tu sais bien que je ne sais pas conduire…
Pierre resta ébahi, il ne savait ni que dire, ni que faire mais la faim le tiraillait et il partit faire les courses ; en rentrant il lui demanda comment on cuit les pâtes, elle lui expliqua volontiers.
Depuis ce jour Jeanne ne fit plus jamais la cuisine et les enfants puis les petits enfants devaient se débrouiller avec ce qu’il y avait, c’est à dire des conserves ou faire des courses.
Jeanne ne travaillait pas dans le jardin non plus, elle acceptait juste de recoudre un bouton. Elle consacrait son temps à la peinture et les paysages étaient merveilleux dans les environs. Jamais on ne la vit aussi heureuse, son entourage accepta le fait qu’elle prenait sa retraite et ne lui demanda plus rien !
Elena