lundi 23 avril 2018

lundi soleil

#lundi soleil
avril : vert

vert ! Chat au milieu de la verdure !
Elena 2018

vendredi 20 avril 2018

HAINE (fin)



Jacques, fut mis au courant, il savait qu’il était suspecté. Il fallait qu’ils trouvent des gens ayant pu le voir, il n’avait pas quitté l’église Saint-Philbert, quand il est entré, Colette n’était plus là. Il se demandait qui avait intérêt à la tuer, elle n’avait pas d’ennemis, ils ne venaient pas assez souvent pour ça.
Il se rappela de Colette à 20 ans, elle était resplendissante, ils étaient si amoureux, la première fois qu’ils sont venus ici. Dix ans plus tard, ils étaient encore amoureux. Maintenant il était triste, il l’aimait mais il n’était plus amoureux d’elle, elle s’en était rendu compte et devenait de plus en plus jalouse sans raisons. Jacques tressaillit «Pouvait-elle savoir qu’il l’a trompé ? » Cela n’aurait rien changé ; Que s’est-il passé depuis notre retour se demandait-il ?
On frappa à la porte et Thérèse entra, un sourire aux lèvres. 

Le lendemain, Il y avait la reconstitution. Jacques, l’inspecteur et le commissaire se retrouvèrent au passage du Goix, à mer basse. Jacques ramassa des moules, prit la voiture, les autres suivirent, il alla devant l’église et attendit, au bout d’un moment, il sortit et entra dans l’église, ressortit et pris sa voiture jusqu’ au bois de la chaise.
Le commissaire le suivit en remarquant :
  • Vous n’avez pas lu le journal, pourtant vous m’avez dit que vous lisiez le journal en l’attendant.
  • Exact, je ne l’ai pas pris, un oubli de ma part.
  • Savez-vous pourquoi votre femme voulait se confesser ?
  • C’est le genre de choses qu’elle ne m’aurait jamais dit répondit Jacques étonné.
A ce moment la logeuse entra tenant des fioles dans la main. Elle dit triomphante :
  • J’ai trouvé ça caché dans ma cuisine, derrière mon trousseau de clefs, à part vous et Madame Martin, personne n’entrait ici !
Le commissaire examina les fioles, c’étaient des antidépresseurs, une boîte de somnifère également.
  • Votre femme prenait des médicaments ?
  • Depuis un an, elle se faisait suivre par un psychiatre et prenait des antidépresseurs dit Jacques, je ne vois pas pourquoi c’est ici ?
  • Des somnifères également demanda le commissaire ?
  • Pas à ma connaissance.
Un silence de plomb se fit dans la pièce, à ce moment Thérèse entra, elle salua le commissaire, rougit légèrement en voyant Jacques, ce qui n’échappa pas au


commissaire. Il lui demanda de passer au commissariat, simple routine, en tant que fille de madame Guidou.

Thérèse arriva, élégante, tout comme sa mère la dernière fois, cela fit sourire le commissaire. Il lui demande :
  • Vous connaissez Jacques Martin depuis longtemps ?
  • Depuis mon enfance dit-elle en souriant
  • Depuis combien de temps êtes-vous amoureuse de lui ?
  • Comment le savez-vous, dit Thérèse le regrettant aussitôt
  • C’était une simple intuition, en vous voyant rougir en présence de Mr Martin.
Thérèse soupira, le commissaire la pressait de parler, elle n’était pas coupable, elle dit ce qu’elle savait :
  • L’an dernier, Madame Colette est repartie une semaine, un des enfants avait besoin d’elle. Nous sommes sortis ensemble, nous avions bien ri, il n’a que 42 ans, sa femme est ennuyeuse, ils ne s’amusent jamais ensemble, je ne les voyais jamais rire. Le 3e jour, j’ai cédé à ses avance, il faut dire qu’il me plaisait. J’ai appris qu’il ne désirait plus son épouse – Quand Madame Colette est revenue, elle m’a regardé d’une drôle de façon, elle ne m’a jamais fait aucun reproche, elle surveilla pour que nous ne soyons plus seuls.
Le commissaire réfléchit :
  • J’ignore si cela peut faire avancer les choses, vous pouvez partir.
Il demanda au médecin légiste :
  • Vous pouvez me dire l’heure la plus exacte possible pour madame Martin s’il vous plaît, je voudrais savoir aussi si elle a ingéré des médicaments et lesquels. 
Il s’assit et se mit à étudier le dossier, dans sa longue carrière il n’a pas connu plus de trois meurtres, il fallait que ça tombe à quelques mois de sa retraite.

Jacques vit Thérèse entrer, elle lui raconta son entrevue. Il pâlit et dit
  • Tu veux qu’on m’inculpe, déjà le commissaire pensait à moi mais là il en sera sûr.
Elle ne dit rien et voulut l’embrasser, il la repoussa. Certes, elle était jeune et belle mais bien moins intelligente que sa femme, jamais Colette n’aurait avoué son aventure à un tel moment.

Le médecin téléphona au commissaire :
  • Vous aviez raison, elle a avalé des antidépresseurs mais une boîte de somnifères, j’ai su par hasard que c’est le Dr Guillon qui la lui a vendue.
  • Merci, je crois que tout devient clair.
Le commissaire alla chez le Dr Guillon exerçant à Noirmoutier. Il demanda : pour quelle raison madame Martin avait demandé des somnifères. Il répondit, qu’elle en prenait régulièrement depuis un an, elle dormait mal.
Le commissaire dit :
  • Saviez-vous qu’elle prenait des antidépresseurs ?
  • Non, elle ne me l’avait pas dit, c’est contradictoire dit-il très ennuyé
  • Quels effets cela peut-il faire, le mélange des deux ?
  • Un coma, tout dépend de ce qu’elle prend




Le commissaire montra au médecin les médicaments qu’elle prenait, il fonça les sourcils « Je me demande pourquoi elle ne m’en a pas parlé, je la connais depuis près de 20 ans ? »
Le commissaire rentra et fit demander Jacques.
Vous n’êtes pas coupable légalement, vous pouvez partir lui dit-il
  • Alors qui est coupable ?
  • Votre femme a voulu mourir, elle espérait que je vous soupçonnerais
  • Je ne comprends plus ?
  • Vous avez trompé votre épouse il y a un an, elle l’a su de suite et ne vous l’a pas pardonné – Je crois même que votre femme devait vous haïr, elle vous aimait, pas vous, elle a voulu se venger – Vous allez me demander comment ? C’est simple, elle est entrée parler au prêtre comme elle vous l’a dit, ensuite elle est sortie par derrière, vous lisiez votre journal, vous ne l’auriez pas vu de toute façon, j’ai su qu’elle a pris un taxi pour la déposer au passage du Goix, elle lui a dit qu’elle attendait une amie là-bas. Quand elle fut seule, elle avala les médicaments, on a trouvé une petite bouteille d’eau dans sa poche. Après elle a attendu que l’eau monte, il se peut qu’elle soit tombée dans le coma à ce moment, ou elle a pu marcher dans l’eau, il n’y avait personne, les médicaments l’auraient empêché de nager.
  • Pourquoi croyez-vous qu’elle me haïssait demanda Jacques ?
  • Si ce n’était pas le cas, elle aurait fait autrement ou vous aurait laissé un mot. On ne trouva nulle part de lettres de sa part. Elle savait que vous serez le suspect N° un !
Jacques fut foudroyé par la nouvelle, il demanda au commissaire de ne rien dire aux enfants. Il ajouta qu’il ne pensait plus revenir à Noirmoutier.
FIN











mercredi 18 avril 2018

HAINE

Nouvelle policière pour laquelle j'ai eu le 1er prix je la mets en deux fois, suite vendredi, car trop longue.





Jacques et Colette ramassaient les coques et les moules au passage du Gois. Ils venaient deux fois par an passer deux semaines à Noirmoutier.

En 1966 le pont n’était pas encore construit, il fallait connaître les heures de marée. Il arrivait qu’une voiture se trouve engloutie par la mer, les personnes devaient monter sur une balise refuge, l’eau montait à 4 m de haut. Il y avait environ 4 kms pour atteindre l’autre versant. Il fallait attendre que la marée redescende.

Colette se souvenait du temps où elle ramassait les moules avec les enfants, ils les mettaient dans le petit seau pour jouer au sable, c’était le temps des amours !

Maintenant il n’y avait plus que l’habitude qui les liait, Jacques ne parlait plus en ramassant les coques, il le faisait silencieusement, quand il avait fini, il lui faisait signe pour partir et ils allaient chez leur logeuse, au « Bois de la chaise »

Jacques cogna chez la logeuse, Madame Guidon ouvrit, il demanda :

  • Avez-vous vu mon épouse ?
  • Non, je croyais que vous étiez partis ensemble ?
  • En effet, seulement, elle est allée à l’église Saint-Philbert, elle voulait parler au père Sanier, je l’ai attendu, elle n’est pas sortie ; je suis rentrée à l’église, il n’y avait personne et j’ai pensé que je l’avais raté. Il se grattait la tête, signe de forte inquiétude. Madame Guidon était perplexe, elle ne voyait pas où pouvait être Colette Martin ?
  • Puis-je téléphoner de chez vous demanda Jacques ?

Après accord de la logeuse, Jacques appela des amis, chez qui il leur arrivait de prendre l’apéritif, ils n’avaient pas vus Colette depuis la veille.

Il décida de faire le tour de l’île pour essayer de la retrouver, la marée montait, il ne pouvait rouler que sur l’île même.

Il fit le tour, s’arrêta au château fort, marcha en l’appelant, elle aimait se promener par ici. Ne voyant rien il continua, il admira les mimosas et pensa « Colette adore le mimosa »

Jacques ne comprenait pas comment sa femme avait disparu « elle était revenue avec lui en voiture jusqu’à l’église puis lui avait demandé de l’attendre. il a lu son journal , il est allé voir à l’église : personne. Il fit deux fois le tour de l’île puis finit par aller chez le commissaire.

En 20 ans qu’il venait régulièrement il connaissait beaucoup de monde. Le commissaire ne fut pas étonné de le voir, son air grave l’inquiéta plus :

  • Vous avez des problèmes ?
  • Plus que des problèmes, je ne trouve pas ma femme, j’ai fait le tour de l’île deux fois, j’ai demandé aux Justin s’ils l’avaient vu, au prêtre, à la logeuse…
  • On la retrouvera, l’île n’est pas si grande pour se perdre, rentrez chez vous, je vais voir !

Jacques rentra silencieusement, il ne comprenait pas où était passée Colette ?

Deux jours s’écoulèrent, le commissaire n’avait pas de nouvelles, Jacques dépérissait, il commençait à se demander si un fou ne l’avait pas noyé au passage du Gois ou dans un recoin du château fort, il s’inventait des histoires à se faire peur.


  • Je sais vous n’avez pas la tête à ça, je ne sais plus si vous reconnaîtrez ma fille Thérèse, venez prendre un café, le commissaire fera ce qu’il faut. Elle le tira presque de force. Thérèse était une belle jeune femme de 30 ans, Jacques l’avait connu petite fille, il l’avait revu avec Colette y a un an, ils avaient même pris un


En revenant la énième fois du château de Noirmoutier, sa logeuse l’appela :

  • pot ensemble. Sa femme ne l’avait pas appréciée , jalouse de sa beauté ou
  • jeunesse…

Jacques accepta. Un peu de repos n’était pas du luxe, il ne savait plus où chercher !

  • Il me semble que nous nous sommes déjà vu dit Thérèse en lui serrant la main
  • J’étais avec ma femme, en effet.

A ce moment, le commissaire téléphona, il demandait à Jacques de venir immédiatement. Celui-ci s’excusa et fonça au commissariat, pourvu qu’il y ait du nouveau pensa-t-il.

Le commissaire le reçut un peu plus froid, il lui dit :

  • Nous avons retrouvé le corps de votre femme
  • Où cria presque Jacques, je veux la voir ?
  • Vous la verrez, elle est morte, à la mer, au passage du Gois !

Jacques s’effondra et se mit à pleurer « Je ne comprend pas » Il répéta plusieurs fois.

Le commissaire lui demanda ce qu’il ne comprenait pas ?

  • Nous étions ensemble, nous sommes revenus en voiture du passage du Gois, elle n’y était pas, comment elle a pu se retrouver morte là-bas ?
  • C’est ce que nous aimerions découvrir à notre tour dit le commissaire.

Jacques alla reconnaître le corps de Colette, il en sortit livide, le médecin légiste lui dit « Elle est là depuis une journée au moins »

En sortant, Jacques marcha le policier lui avait dit de ne pas bouger avant qu’on comprenne comment elle a pu se noyer. Il sentait de la suspicion, tout l’accusait. Il se retrouva au bois de la chaise, ils aimaient se réfugier dans cet endroit délicieux, ils admiraient La pointe des dames. C’était avant, ils étaient jeunes et amoureux, que s’est-il passé entre eux, elle voulait que je l’aime comme avant, je ne pouvais plus, je l’aimais comme une épouse qu’ on respecte, la mère de mes enfants : pas comme une amante. Dire que je ne l’ai trompé qu’ avec une femme. Il se sentait triste, le passé refaisait surface. Il rentra chez lui, la logeuse l’attendait et lui demanda

  • Alors que voulait le commissaire ?

Il expliqua qu’on l’avait retrouvé morte et demanda à se retirer. Il se reposait sur le lit quand il entendit qu’on frappait à la porte, il se leva disant « Entrez » Thérèse entra dans la chambre.

Le commissaire approchait de la retraite et la mort de Colette Martin l’ennuyait au plus haut point ! Il envoya son équipe se renseigner à quelle heure on l’avait vu pour la dernière fois et si le prêtre avait réellement parlé avec elle.



L’inspecteur revint, il annonça que le prêtre avait bien parlé à Madame Martin, il avait vu la voiture de son mari stationné dehors, pendant le discours. Elle voulait se confesser avait dit le prêtre, au grand étonnement de l’inspecteur puis du commissaire.

  • Affaire de plus en plus embrouillée marmonna le commissaire
  • Les confessions ont lieu le matin je crois intervint l’inspecteur ?
  • Quel besoin avait-elle de se confesser en revenant avec les moules et les coques : ce n’était pas un crime ! Le commissaire fit venir la logeuse, il devait en savoir plus sur le couple.

Madame Guidon vint endimanchée, elle n’avait pas l’occasion de sortir beaucoup, en plus elle se doutait que cela ne la concernait pas vraiment.

  • Pouvez-vous me dire si le couple Martin s’entendait bien ?
  • Comme un couple, après 22 ans de mariage, je veux dire avec des hauts et des bas





  • L’un des deux trompait l’autre ?
  • Je ne crois pas, mais je ne les voyais que deux fois l’an, le reste du temps ils vivaient Paris.
  • C’est vrai fit le commissaire en soupirant.

La logeuse partie, le médecin vint confirmer qu’elle était morte après le retour de son mari, si ce n’est pas le mari c’est qui lui demanda le commissaire ?

  • Là ce n’est plus de mon domaine dit le médecin en partant.

Le lieutenant arriva à son tour, il souriait

  • Personne ne vit Madame Martin sur le Gois, la mer était déjà haute, le couple était revenu juste à temps.
  • Elle a bien parlé au prêtre, donc une personne l’a noyée ensuite, le médecin est formel, elle s’est noyée, pas de traces de coup. Tout ça ne me plaît pas dit le commissaire.

À suivre...


lundi 16 avril 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
avril : vert
vert : Marais poitevin.

Elena 2018

vendredi 13 avril 2018

LE LOUP


Alain parcourait les steppes sibériennes, il était chercheur ; chaque marque de vie l’intéressait. Il notait tout pour ramener le maximum d’informations, à son retour son équipe en tirera les conclusions. Pour le moment il vivait dans une petite cabane, trouvée par hasard. Depuis hier un loup rôdait autour de la cabane, la nuit il l’entendait hurler, il en avait déjà vu au Canada et n’avait pas peur. Par contre ses chiens étaient effrayés, il en avait six et ne pouvait les faire rentrer dans la minuscule cabane, cela le contrariait.
« Un loup seul ne va pas attaquer une meute de chiens «  Pensa Alain pour se donner du courage. Sans ses chiens il ne pouvait plus continuer son expédition.
Au matin on pouvait voir les traces des pattes du loup, les chiens étaient attachés. Le loup avait fait le tour de la cabane puis il avait pris le chemin qui monte un talus.
Alain le voyait dormir à cent mètres de la cabane, il était étonné par cette proximité et se demandait ce qu’il voulait, pourquoi était-il si prêt ? Il continua à vaquer à ses occupations, brusquement ses chiens se mirent à gémir, il se retourna et vit le loup le regardant fièrement ; ils étaient à moins de cinquante mètres l’un de l’autre. Alain lui parla calmement, le loup ne bougeait pas, il n’avait pas peur. Alors il prit un morceau de viande et lui lança. Ses chiens ne pouvaient pas s’y approcher, le loup attrapa la viande et s’éloigna un peu pour la manger.
Il se sentit stupide, il ne devait pas nourrir un loup, l’animal devait se débrouiller seul, ce n’était pas à lui de le nourrir. Il savait que dans trois jours il retrouvait sa base et ses collègues en ville « Que fera le loup contre la faim ? «  Les autres jours il parlait au loup, celui-ci n’était plus qu’à dix mètres de lui, il venait souvent près de lui, même les chiens n’aboyaient plus. Parfois il lançait un morceau de viande mais pas régulièrement, cela le rendait mal à l’aise sachant que ses compagnons lui en feraient le reproche.
Le dernier jour, il se prépara pour son départ en ville. Le loup n’était pas loin, il suivait d’un air inquiet son déménagement. Alain était persuadé que le loup comprenait, il allait partir et n’aurait plus de viandes.
Le traîneau était prêt, les chiens grognaient quand le loup s’approchait de trop près, il reculait puis revenait vers la meute. Enfin le départ eut lieu, Alain se retourna et vit le loup le suivre. Il cria :
  • Va-t-en, tu ne peux pas venir avec moi !
Le loup continuait à courir derrière le convoi, Alain lança une pierre ; le loup stoppa un moment. Quelques kilomètres plus loin il se trouvait derrière les chiens.
Arrivé aux abords de la ville, ses amis l’attendaient,  ils savaient qu’ensuite il serait très pris par une délégation venue de Moscou.
Quel ne fut pas l’étonnement du groupe français en voyant le loup suivre les chiens !
Philippe reçut son collègue à bras ouverts, il s’informa :
  • Tu as apprivoisé un loup ?
  • On peut dire ça comme çà,  il ne veut plus me quitter !
  • Mais je le reconnais dit Jacques, c’est le loup qui vit avec les hommes de la steppe, il fut apprivoisé par un inuit et depuis ne sait plus chasser. Il a dû suivre une louve, quand il t’a vu, il a attendu que tu le nourrisses !
  • C’est exactement ce que j’ai fait s’esclaffa Alain !
A partir de là le loup connaissait son chemin, il regarda fixement l’homme qui l’avait nourri comme pour le remercier,  ensuite il s’enfuit pour rejoindre le groupe inuit.
Elena




mercredi 11 avril 2018

FLEURS des CHAMPS



Petites fleurs des champs,
Ne partez pas encore.
Je vous aime vraiment,
Sans jamais vous cueillir.
De la gentiane au coquelicot,
Passant par la pâquerette,
Même le pissenlit m’est plus cher
Qu’une rose parfaite !
Ne m’offrez plus de fleurs,
Les photos me suffisent,
Je suis adepte des fleurs des champs
De plaine, de montagne ou celles
Qu’on voit dans l’eau !
Nénuphar ou violette,
Toutes vous êtes parfaites.
Ne disparaissez pas,
Rendez-vous l’an prochain.
Elena

lundi 9 avril 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
avril : vert
vert : maison de Slovaquie

vendredi 6 avril 2018

WLADIMIR


Il est venu de Kharbin, ville chinoise puis devenue russe pour revenir aux chinois. Il a connu le tsarisme, le communisme à la russe, enfin celui des chinois et pour clore il a atterri en France où j'ai fait sa connaissance.
Né d'un père colonel il fut élevé à la dure, lui-même fit des études de physique et enseigna à l'université. Les bolcheviks lui demandèrent de devenir soviétique, il accepta, puis d'apprendre les maximes de Lénine aux élèves, il le fit. Entre deux il aimait chasser le tigre et autres animaux plus gros et plus dangereux qu'en France.
A la reprise de la ville par les chinois, il apprit le livre de Mao, pris la nationalité chinoise pour continuer à donner des cours, en chinois par contre, Wladimir connaissait parfaitement les deux langues. Pendant un certain temps les chinois le gardèrent ainsi que ses collègues puis leurs demandèrent de travailler ailleurs. Il apprit la mécanique et travailla dans un garage.
En 1960 les chinois sont venus plusieurs fois le voir pour lui faire comprendre courtoisement qu'il devait  partir soit en Russie, soit un  pays comme les USA, France ou deux autres en Europe.
Il avait des collègues qui étaient parties en Russie, ils arrivèrent à leur transmettre une lettre en disant qu'ils étaient obligés de travailler dans les kolkhozes et non dans l'enseignement comme promis. Alors les ressortissants devant partir choisirent les pays occidentaux, c'est ainsi que Wladimir atterrit en France, dans une maison de retraire russe avec 6 autres compagnons.
Il avait 66 ans, il se mit à travailler et étudier le français pour avoir son permis, la voiture, il en prit une à la casse et la réparait. Quand il sut qu'il n'aurait pas son permis, ne connaissant pas assez bien le français ; il se mit à bricoler les solex, ainsi il pouvait se déplacer, aller au cinéma, sortir du coin perdu où il habitait.
Il réussit à construire un téléobjectif, l'astronomie l'intéressait, d'autres objets coûteux à l'achat. En vrai gentleman, il ne regardait pas une femme enceinte, faisait le baisemain, je crois qu'il préférait la compagnie des hommes il se sentait  plus à l'aise.
Le premier jour de la chasse il était ahuri, racontant à tout le monde : "Imaginez-vous les Français envoient des perdrix dans les champs puis tirent dessus" là il éclatait de rire puis racontait ses chasses au tigre.
Wladimir n'était pas une personne domptable et la Directrice de la maison de retraite ne l'aimait pas beaucoup, qu'à cela ne tienne, il écrivit à une autre maison de retraite russe. Il eut la réponse, on le prenait, une fois là-bas, il écrivit à ses amis qu'il s'y plaisait et les autres le suivirent. Il faut dire que l'autre maison de retraite avait une télévision, des jeux, une animation, une bibliothèque...
Wladimir avait une sœur, devenue religieuse, il n'avait pas eu beaucoup de contacts avec elle. Il avait été élevé par son père, et sa sœur par sa mère, toutefois il avait l'adresse du couvent où elle avait trouvé refuge aux USA. Quand il sut qu'il allait devenir aveugle, il lui écrivit, la réponse fut "je n'ai aucune envie de correspondre avec toi". Il n'avait plus qu'à attendre la mort, voyant de moins en moins, restait la solitude, les amis sont là pour s'amuser non pour aider les malades.
Il mourut aveugle, n'ayant plus sa tête, sans amis, volé par le personnel. Mais, sa vie fut riche de gens et de situations différentes, il réussit à s’adapter à tout.
Elena

mercredi 4 avril 2018

MON ARRIERE PETIT-FILS


Aloïs est né le 1er avril à 23h 30 mais ce n'est pas un poisson d'avril, Il est mon arrière petit-fils par ma petite fille qui se marie en août,
Lundi nous voulions tous aller à la maternité et le papa d'Aloïs géra les visites et le temps très gentiment, on s'est retrouvé à 9 personnes rien que des grands-parents ou arrière grands-parents,
Ma petite-fille m'a parue bien fatiguée avec toutes ces visites mais son fiston dormait paisiblement et même quand on le prenait dans les bras il ne se manifestait pas beaucoup, Il pèse 3 kg 150, mesure 48 cm et il est né presque 3 semaines en avance
Je vous mets 2 photos, je ne suis pas dessus car la petite-fille qui m'a pris n'a pas réussi à photographier la tête du bébé en même temps alors pas intéressant,
Elena 2018


lundi 2 avril 2018

#Lundi : soleil

#Lundi : soleil
avril : vert
vert : île de Jersey
Elena 2018

vendredi 30 mars 2018

DEPART BRUTAL


Marina se leva, elle appela Jean sans aucun résultat. Elle chercha son mari dans toutes les pièces, il s’était absenté alors qu’on était dimanche. Elle vit sur la table de la cuisine une enveloppe, son cœur battit, elle l’ouvrit, lut le contenu, et resta stupéfaite !
Jean lui annonçait son départ définitif, la veille ils faisaient encore des projets, ils avaient vu une maison, ils pensaient en acheter une dans le même style dès qu’ils pourraient. » Que s’est-il passé depuis hier ? » Ils avaient passé une bonne soirée, sans aucun incident.
Marina se tenait immobile l a lettre à la main, des larmes coulaient sur ses joues ; elle répétait inlassablement « C’est un malentendu, tout va s’éclaircir » Minouchette miaula. Elle lui donna à manger instinctivement, elle se souvint que c’était un cadeau de Jean ; ses larmes augmentèrent.
L’après-midi Laure téléphona, elle lui annonça que son mari sortait de chez eux, elle ajouta :
  • Ne t’inquiète pas il rentre de suite !
  • Je ne comprends pas, il m’a écrit qu’il me quittait ?
  • Tu n’as pas vu que nous sommes le 1er avril, il voulait te faire une farce.
  • C’est réussi répondit Laure en raccrochant.
Il fallait qu’elle trouve le moyen de le coincer à son tour.
Vers 19 heures Jean rentra l’air malicieux, sa femme l’attendait de pied ferme une valise à la main. Surpris il interrogea :
  • Où vas-tu ?
  • Je retourne chez mes parents, tu m’as écrit que tu partais que fais-tu là ?
  • C’était une blague du 1er avril !
  • Moi, je ne blague pas, je pars chez mes parents.
Il eut beau supplier sa femme de rester, elle ne céda pas. Resté seul, il tourna en rond regrettant sa plaisanterie. Tard le soir il téléphona à ses beaux-parents qui l’assurèrent que leur fille était chez eux mais refusait de lui parler.
Il se coucha malheureux ne sachant plus que faire. Le lendemain était un dimanche il avait fini par s’endormir. Soudain, Jean fut réveillé par un baiser il ouvrit les yeux et vit sa femme lui sourire :
  • Poisson d’avril dit-elle !
  • Bourrique répondit-il en souriant !
Ils rirent un bon moment puis se promirent de ne plus se faire des farces aussi inquiétantes.
Elena

mercredi 28 mars 2018

AILLEURS


Ils sont venus d’ailleurs ! Mais lequel ? Personne ne le sait. Ils ne parlent pas nos langues, ils ne comprennent pas nos gestes, ils ne nous ressemblent pas et pourtant… Ils nous ont trouvés, avant nous !
Ils sont arrivés sur des engins volants indescriptibles, causant un effroi parmi la population. Les journalistes cachés derrière les caméras leurs demandèrent de quelle planète avaient-ils atterris chez nous ?
Ils ressemblaient à des humains monstrueux, un crâne énorme sur un corps de nain, des yeux mangeant la face. Un d’eux, drapé d’une matière végétale inconnue parla en levant les mains :
  • Hoh piditol kininwaxa diitooojo…
Aucun traducteur du monde ne put venir à la rescousse ! Un membre du gouvernement leur apporta à manger, ils firent une drôle de grimace et mirent la nourriture de côté.
Ils n’avaient pas de mauvaises intentions, ils levaient les deux bras à chaque fois qu’on s’adressait à eux, autre énigme de leur comportement.
Un médecin voulut prélever leur ADN espérant trouver la solution mais ils refusèrent de quitter leurs engins volants. Il y en avait au moins une quinzaine et dans chacun logeait une trentaine de personnes.
Ils effrayaient, on ne savait rien d’eux, ils savaient tout de nous. Ils nous avaient montré la carte où ils se trouvaient, ils comprenaient notre langage bien qu’ils ne sachent pas le parler.
Au bout d’une semaine, ils partirent sans que personne ne le remarque ! Les journalistes et la police firent des recherches, des astronautes partirent à leur recherche, ils étaient déjà loin !
Il y eut beaucoup de rumeurs, aucune ne fut retenue, personne n’a jamais su pourquoi ils étaient venus ni la raison de leur départ. Il nous faudra encore beaucoup d’années pour arriver à leur stade d’avancement pour la conquête de l’espace.
Elena

lundi 26 mars 2018

Lundi soleil

#lundi soleil
mars : oiseaux
oiseaux :en mer les oiseaux nous suivaient,


vendredi 23 mars 2018

JADIS


Monique était assise près de l’âtre, elle se souvenait des châtaignes qui sautaient dans le feu, des bûches qu’elle coupait juste à la grandeur de la cheminée ; elle avait aimé ce temps c’était sa jeunesse, la convivialité qui n’existait plus.
Son gendre rajoutait une bûche dans l’insert, Monique la regardait, le crépitement n’était pas le même ni la beauté du feu. Elle se taisait comme elle avait appris à le faire depuis la mort de son mari. Sa fille l’avait prise chez elle, Monique ne pouvait plus se mouvoir seule et la maison de retraite médicalisée coûtait trop cher.
Personne n’avait demandé l’avis de Monique, elle n’était pas heureuse chez sa fille, non qu’elle lui fasse du mal ou la maltraite mais elle aurait voulu rester chez elle avec une fille qui serait venue l’aider à se laver et s’habiller, après elle pouvait se débrouiller avec un fauteuil roulant. Les enfants n’ont pas voulu , sa fille aînée a décidé de la prendre, sans grand enthousiasme, elle avait du travail avec la ferme et ses enfants adolescents.
Les voix ronronnaient autour de Monique, elle n’écoutait pas, elle se souvenait de Maurice qui l’avait demandé en mariage devant la cheminée, sa mère avait accepté pour elle, comme elle était rouge et se sentait gauche devant lui, pourtant elle l’aimait. L’amour ne durait qu’un temps, après le premier enfant, Maurice alla courir les filles pendant qu’elle travaillait à la ferme et aux champs, les enfants lui avaient pris beaucoup de temps dans sa vie, elle en avait eu huit.
Monique n’avait pas le temps de chanter des berceuses à ses enfants, elle surveillait qu’ils se lavent, aillent à l’école, mangent proprement et ne déchirent pas leurs habits, le surplus était pour les familles riches.
Sa fille n’avait que deux enfants, elle leur racontait des histoires, les embrassaient, trouvait du temps pour jouer avec eux ; cela la dépassait, dans le temps le travail prenait tout son temps, sa belle-mère était sur son dos, elle devait aussi travailler pour elle. Elle ne se souvenait plus quand avait-elle eu une minute à elle dans sa jeunesse ? Avant de se marier, un peu, puis après le mariage tant que Maurice ne s’était pas lassé de ses caresses. Après elle faisait comme ses compagnes, elle travaillait tôt et se couchait tard, elle mangeait rarement avec la famille, elle grignotait dans la cuisine entre deux occupations.
Malgré la fatigue, Monique avait aimé cette vie, elle se souvenait quand ils se retrouvaient tous dans le pré, après avoir travaillé le champ, ils mangeaient ensemble, les hommes se reposaient, les femmes débarrassaient et faisaient la vaisselle dans le ru en racontant des blagues et riant.
Il ne fallait pas grand chose pour rire à l’époque, aujourd’hui, sa fille ne riait pas souvent, pourtant elle avait plus de temps libre que sa mère n’en avait eu.
Monique s’ennuyait, sa fille lui avait laissé des magazines à lire, cela l’amusait dix minutes, elle en avait vite assez et voulait autre chose, elle tricotait un peu, ses mains lui faisaient mal et le médecin avait dit « le tricot, pas plus d’une heure par jour » Elle ne pouvait plus coudre voyant moins bien, elle se sentait bonne à rien, personne ne le remarquait sauf elle. La souffrance devenait intenable à vivre ainsi sans rien faire d’utile, elle n’était pas habituée et n’aimait pas. Parfois un des petits-enfants venait lui tenir compagnie, elle ne savait pas comment lui parler ; au début elle avait essayé de lui enseigner la vie agricole, les chants des oiseaux, les légendes du pays, l’enfant ne comprenait pas et demandait une histoire comme maman ; elle ne connaissait pas. Petit à petit elle décida de parler le moins possible et que pour les choses utiles, ainsi elle perdait moins son temps et pouvait vivre dans ses souvenirs avec Maurice, malgré ses tromperies, ils avaient été heureux, ils avaient su rire, danser, s’amuser le jour du carnaval, inviter ou aller aux veillées.
Monique allait atteindre 90 ans, son mari était mort il y a 20 ans, elle vivait chez sa fille depuis deux ans, les autres enfants venaient la voir une ou deux fois par mois pour se donner bonne conscience. Plus rien ne la retenait ici-bas, elle s’approcha avec son fauteuil vers la fenêtre, elle était au second étage ; elle réussit à bousculer son fauteuil et glisser vers la rampe de la fenêtre, elle entendit crier un des petits-enfants, fit un effort immense et réussit à glisser par la fenêtre. Elle vit sa vie se dérouler le temps de venir s’échouer sur le ciment. Monique allait rejoindre Maurice, la seule chose dont elle était sûre en s’écrasant.
Elena

mercredi 21 mars 2018

AU TELEPHONE


Lison est une petite fille de cinq ans. Elle va répondre au téléphone, à la demande de son papa, à son Directeur. Il lui a dit « Je suis absent »
Lison - Bonjour Monsieur…
Le Directeur - Je peux avoir ton papa s’il te plaît ?
Lison – Il ne veut pas vous parler.
Le Directeur – pourquoi il ne veut pas me parler ?
Lison – il dit que vous êtes un salaud mais je ne sais pas ce que ça veut dire !
Le Directeur – Dit à ton père de répondre sinon il sera viré demain.
Lison – il a dit qu’il partait et il n’est pas content.
Le directeur raccrocha et le papa se fâcha :
Papa – pourquoi as-tu dis ça Lison ?
Lison – mais j’ai répété ce que tu disais !
Papa – sais-tu que je vais être renvoyé à cause de toi.
Lison – je n’ai rien fait de mal, tu m’as dit de ne jamais mentir et «  j’ai tout dit vrai ! »
Elena

lundi 19 mars 2018

Lundi soleil

#Lundi : soleil
mars : oiseaux
oiseaux: les cygnes sont fidèles et s'aiment pour la vie,
Elena 2018


vendredi 16 mars 2018

UN AMI


Il avait 45 ans, Lisette n’en avait que 13, il était un ami de la famille et comme tel, venait régulièrement à la maison.
Lisette était habituée à le voir, il lui avait demandé de l’appeler Jean, elle avait accepté sans gène. Elle savait qu’il travaillait à la banque, un poste assez élevé, elle aimait le voir, il lui racontait ses voyages, parfois il lui ramenait des fleurs ou des bonbons.
Sa mère disait toujours :
  • Jean, vous la gâtez de trop ;
  • Mais non, elle est charmante ! Il lui lançait une œillade, elle se sentait complice avec lui.
Les jours passaient, Lisette n’avait guère de distractions et s’ennuyait souvent dans le vieux Lyon. La venue de Jean était la bienvenue, il racontait tellement de choses, il était si savant qu’elle recherchait sa présence.
Un jour sa mère s’absenta, elle lui dit :
  • Jean doit passer, tu lui rendras son livre et ne le retiens pas.
Elle opina, au contraire elle avait bien l’intention de le retenir, parler de tout avec lui, peut être jouer aux dames ou aux échecs. Elle alla se recoiffer, mit un pull qui lui allait mieux à ses yeux verts et descendit pour l’attendre, la sonnette retentit, il était là avec un sourire béat, elle lui dit bonjour en disant :
  • Attendez-moi dans le salon je vous ramène le livre que vous avez prêté à maman ;
  • Merci Lisette, ta mère t’a dit quand elle reviendrait ?
  • Pas avant deux heures, je pense, mais je peux vous faire un thé si vous voulez ?
  • Ce sera avec plaisir.
Elle prépara le thé, mit le livre près de lui sur le divan, prépara les biscuits, elle remarqua qu’il la suivait des yeux avec un regard qu’elle n’avait jamais vu, elle en fut un peu gênée mais pensa qu’elle se trompait.
Il la regardait, la laissant tout préparer comme une vraie petite maîtresse de maison, il pensa à son âge, se dit que dans certains pays les femmes étaient déjà mariées et ne voulut pas gâcher le plaisir de ce qu’il entrevoyait.
Lisette avait tout préparé et s’assit en face de lui, elle attendait à ce qu’il lui raconte une anecdote ou un voyage mais il la regardait de plus en plus intensément, elle se sentait gênée, il lui dit doucement :
  • Viens t’asseoir près de moi.
Elle se laissa faire, il commença à lui parler de ses beaux yeux, de sa bouche, de ses cheveux qu’il défaisait, elle n’était qu’un pantin qui ne savait plus se défendre, à un moment elle eut froid, elle remarqua qu’il l’avait déshabillée ; elle voulut bouger, se relever et partir mais une force l’empêchait, elle ne savait pas ce qu’on faisait d’elle, elle sentit une douleur, entendit des mots qu’elle n’avait encore jamais entendus, rougit et se sentit sale. Quand elle put se détacher, il était habillé et souriant, il lui dit :
  • Ce sera notre petit secret, à bientôt Lisette et il partit.
Elle alla prendre une douche, elle comprit clairement ce qui s’était passé, ne savait pas pourquoi elle n’avait pas su se défendre, sa vie était fichue car sa mère ne la croirait pas, elle lui avait déjà fait remarquer qu’elle était trop libre avec lui.
  • Je suis trop libre, maintenant je suis souillée pensa-t-elle douloureusement.
Elle réussit à se taire devant sa mère, elle évita d’être présente quand elle savait qu’il viendrait. Pourtant elle le rencontra dans le couloir, il la prit dans ses bras en la serrant dans ses bras,  elle hurla et sa mère ouvrit la porte ; elle vit la scène et lui demanda de ne plus revenir. Elle demanda à Lisette s’il s’était permis des privautés, elle avoua tout, sa mère la berçait comme une petite fille en disant :
  • Nous irons chez le gynécologue, c’est indispensable, il ne reviendra plus, ne t’inquiète pas, un jour un homme honnête t’aimera, tu oublieras peut-être.
La consultation chez le gynécologue fut très pénible pour Lisette, sa mère ne porta pas plainte pour ne pas la troubler plus avec cette histoire, Lisette avait refusé d’être ennuyée par les policiers et la justice en général.
Quand elle fut aimée, adulte et mère à son tour, elle regretta de ne pas l’avoir traduit en justice, elle aurait dû le faire pour les autres enfants. Elle-même s’en était sortie, elle put même en parler à son conjoint calmement mais d’autres ne le pourront jamais et leur vie sera finie à cause des hommes comme lui.
Elena

mercredi 14 mars 2018

ADIEUX


Ils s’étaient dit adieu
La fin était prochaine.
Elle attendait son fils
Vivant là-bas au loin.
Ils attendaient sa fin,
Elle attendait Alain,
Les adieux étaient longs
Duraient jusqu’à sans fin.
Alain est arrivé
De son pays lointain,
Il embrassa sa mère
Ferma ses paupières,
Il était en retard,
Elle avait dit adieu !
Elena

lundi 12 mars 2018

lundi soleil

#Lundi : soleil
mars : oiseaux
oiseaux: rapaces de Rocamadour,
Elena 2018

vendredi 9 mars 2018

CINEMA et ECRIVAINS


Les auteurs écrivent un livre selon leur entendement, les cinéastes arrangent le livre à leur convenance et ce n'est plus pareil le livre ou le film,
Maintenant si un film me plaît je lis le livre pour savoir à quelle sauce le cinéaste l'a arrangée car c'est rare qu'il n'y ait pas du tout de différences,
Je prends « Le Docteur Marsh » dans le film la dernière fille meurt et la seconde en fait un livre, tout comme elle épouse un professeur qu'elle aurait connu en gardant des enfants à New York alors que dans le livre personne ne meurt et la seconde fille épouse son ami d'enfance qui est aussi le voisin,
Dans « Le roi et moi » Il y a bien une légère dispute pour une maison séparée pour Anna la gouvernante mais cela s'est arrangé et le vieux roi ne se mêla pas de l'éducation que donna Anna à ses enfants, au bout d'un an elle repartit en Angleterre où sa fille était en pension et profita de mettre son fils au collège, elle écrivit au roi qu'elle ne reviendrait plus et c'est tout, Ekke écrivit un livre où elle raconte la vie que mènent les grns au Siam et ses quelques démêlés à la cour mais le livre n'a rien de passionnant !
Dans « Autant en emporte le vent » Scarlett a eu 3 enfants, un avec chaque mari mais dans le film elle n'en a qu'un comme ci les enfants n'étaient qu'un détail !
Je prends « Le Docteur Jivago » dans le film il a écrit un livre qui se nomme « Lara » et il a une balalaïka qui lui vient de sa mère et qu'il ne quitte pas, Dans le livre il n'a pas d'instrument de musique, il n'a pas écrit de livre sur Lara et n'a pas d'enfants que Lara aurait cherché partout,
Dans « Le pianiste » le film oublie de souligner que sans l'aide du SS le pianiste serait mort mais aussi beaucoup d'autres car il a aidé beaucoup de personnes et fut tué avant que le pianiste ne puisse le sauver et c'est pourtant un livre biographique,
Je n'ai pas en tête tous les livres mais c'est gênant la différence entre livres et films,
Elena 2018

mercredi 7 mars 2018

LE CHAT NOIR


Madeleine avait prit un chat noir, elle en avait rêvé depuis longtemps, Son mari avait enfin accepté. Il n’avait rien contre les animaux mais ne voulait pas être tenu par un animal lors des départs. Madeleine approchait des 70 ans et ses petits-enfants venaient passer les vacances avec elle. Elle se retrouvait pendant un mois avec 6 enfants entre 3 et 10 sans, les parents venaient au début pour 2 ou 3 jours et revenaient les chercher en restant encore 2 ou 3 jours. Cela lui convenait assez, cela évitait les conflits avec son fils ou sa bru.
Lorsqu’elle eut son chaton noir, les enfants venaient d’arriver, le chaton était petit et les enfants voulaient tous jouer avec lui. Heureusement qu’un chat grimpe et peut se protéger contre les turbulences des enfants. Le matin Madeleine aimait se reposer, le chaton dans les bras, il ronronnait, elle lui racontait ses problèmes journaliers. Un matin, le chaton ne revint pas, Madeleine était dans tous ses états, son mari lui dit :
  • Tu as voulu un chat, je t’avais prévenu que la route d’à côté est dangereuse, je vais voir s’il est écrasé. Madeleine effectua ses tâches ménagères, elle s’occupa des enfants, son cœur n’y était pas, Sa bru lui reprocha de s’être plus attachée au chat qu’aux enfants. Elle ne disait rien, la journée passa et le chaton ne revint pas, elle fit une battue avec les enfants mais personne ne le trouva. La nuit Madeleine pleura, il lui manquait tant, il venait ronronner dans ses bras, elle se sentait bien avec lui, il était le seul à ne rien lui demander, à part la nourriture. Le lendemain Madeleine dépérit, son fils s’inquiéta et lui ramena un autre chat noir, il avait entendu qu’un chaton avait été écrasé un peu plus bas sur la route. Elle le remercia, prit le chat dans ses bras, il descendit en la griffant et se sauva. Ils avaient oublié  que le chat était adulte, il n’était plus un chaton. Les enfants le craignaient, il ne se laissait pas faire. Plus Madeleine essayait de l’apprivoiser et moins il voulait, il préférait rester au coin de la cheminée sur une couverture. Il acceptait tout juste un câlin des enfants mais pas trop long.
Au bout d’un mois, le chat noir, sauta de lui-même sur les genoux de Madeleine, elle n’en revenait pas et n’osait pas bouger. Il la regarda et frotta sa tête contre elle, elle osa le caresser et pour la première fois elle l’entendit ronronner.
Madeleine retrouva la joie de vivre, le chat noir était devenu son compagnon, elle lui racontait les misères de sa vie, ils se comprenaient à demi-mots.
Elena

lundi 5 mars 2018

Lundi soleil

#Lundi : soleil
mars : oiseaux
oiseaux: pingouins agglutinés à Belle île en Bretagne,
Elena 2018

vendredi 2 mars 2018

MARIAGE MIXTE (photos)


Dans la coutume chinoise le rouge signifie le bonheur et doit être porté lors d'un mariage, aussi tous les hommes de la famille avaient une cravate et une pochette rouge, La mariée (Liang) et sa fille (Nathalie) furent habillées en blanc jusqu'au soir et au dîner elles s'habillèrent en rouge en robe traditionnelle,
Nous étions 54 au mariage, de notre côté surtout la famille et du côté chinois des amis, juste les parents sont venus exprès de Chine,
Les français et les chinois ne se sont pas beaucoup mélangés car les chinois parlaient leurs langues entre eux, Le mariage fut très réussi et je mets des photos que ma fille m'a apporté hier car ceux du photographe on ignore quand on les aura,
1 – famille du marié à la mairie
2 – grands-parents du marié devant le château de Dommerville
3 – ma fille et mon fils de chaque côté des mariés dans le parc
4 – valse des mariés
5 -table des chinois,(dans les boîtes rouges il y a des dragées)
6 – mariée en rouge près du gâteau avec son mari prêts à le découper
7 – la mariée de dos

Elena 2018







mercredi 28 février 2018

AIMEE


Elle venait de fêter les noces d’or, ils n’avaient pas d’enfants mais beaucoup d’amis et de la famille, nièces, cousines…
La fête fut somptueuse, Aimée était heureuse, son mari restait égal à lui-même, calme et pondéré. Une fois les invités partis, il lui dit :
  • Je suis épuisé, bonne nuit chérie ;
Elle l’embrassa et s’endormit, ils n’étaient plus tout jeunes, elle pouvait comprendre son attitude.
Le lendemain matin, elle se réveilla et ne trouva pas son compagnon, elle alla à la cuisine où elle trouva une enveloppe, elle l’ouvrit et resta stupéfaite, il écrivait qu’il partait pour toujours, il voulait être libre et profiter de ces dernières années de vieillesse.
Elle resta là le mot dans les mains ne comprenant pas ce qui avait pu se passer, une fois la stupeur un peu passée, elle essaya de s’organiser. Elle remarqua qu’il ne lui avait laissé aucun papier ni même d’argent.
Ils avaient un magasin d’antiquaire au nom du mari, elle ne pouvait plus s’en occuper, la retraite était minime, elle n’avait rien fait pour prouver qu’elle travaillait avec son mari. Elle vit un notaire, ensuite un avocat, ce fut en vain, elle se retrouvait à 71 ans sans rien, à part l’appartement qu’il lui avait laissé, il était au nom des deux, elle pouvait le garder.
La famille se mobilisa ainsi que les amis, dès qu’une famille avait besoin de faire garder les enfants, elle s’adressait à elle, Aimée était contente de rendre service et l’argent qu’on lui donnait lui permettait de se nourrir et payer un minimum.
Elle finit dans la misère, avec l’âge elle ne pouvait plus garder les enfants. Personne n’a jamais su ce qu’est devenus son époux, malgré les recherches qu’elle avait fait au début, elle ne sut pas quand il mourut ni si elle vécut plus longtemps ou moins que lui.
Elena